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Les vœux exprimés par le clergé ne comprennent que vingt et un articles, la plupart contenant des plaintes contre des usurpations ou des exactions exercées soit par des riches-hommes, soit par les officiers du fisc. Surtout les prélats réclament avec force quelques-uns de leurs droits féodaux détournés au profit de la couronne par le feu roi don Alphonse. On sait que l’invasion des Maures africains l’avait obligé de faire servir aux nécessités de la guerre une partie des revenus ecclésiastiques. Depuis la victoire du Rio Salado, aucune restitution n’avait eu lieu. A ces réclamations, les réponses du roi sont en général évasives ; quelquefois il oppose un refus absolu fondé sur la pénurie du trésor. Il déclare, par exemple, fort nettement qu’il entend garder les salines enlevées aux églises et assimilées au domaine royal.[88] On remarquera que les pétitions du clergé, à une seule exception près, sont toutes relatives à ses intérêts temporels, comme si les ecclésiastiques ne siégeaient aux cortès qu’en qualité de seigneurs féodaux. Lorsqu’ils parlent au nom de la religion, c’est pour s’élever contre le scandale causé par les Juifs et les Maures, qui travaillent publiquement le dimanche.[89] A la modération singulière des termes dans lesquels cette représentation est conçue, on peut juger de la tolérance religieuse qui régnait alors en Castille.
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